Une belle rencontre de Sylviane PICHS en octobre 1990

Posté par francesca7 le 6 juillet 2016

 

 

coeur edfdeJe me reporte donc plusieurs années en arrière et j’atterris à la date du 22 Octobre 1990. 

J’étais  à cette époque secrétaire-comptable dans un grand Centre Commercial. Ma fonction était de m’occuper du budget des animateurs que réalisait ce Centre tout au long de l’année. 

Modeste rôle, qui m’amène à me retrouver au premier jour du Salon de la Voyance, qui devait se dérouler jusqu’au 3 novembre. 

Plusieurs cabines de voyants étaient installées, divers ordinateurs astrologiques, une librairie ésotérique, mais le clou le plus spectaculaire des animations de ce salon, était entre autres la séance d’hypnose collective menée de mains de maître par FRANCK SYX et son fulgurant pouvoir magnétique. 

C’est donc là que je fis sa connaissance et que le cours de ma vie devait se  trouver complètement transformé. 

Les trois premiers jours, je n’osais pas trop participer aux séances collectives de relaxation, celles-ci se déroulant vers 16 heures, bien que mon directeur m’en ait donné la permission, j’avais des scrupules à me libérer de mon travail…. La crainte peut-être aussi…. 

Puis le désir et la curiosité furent les plus forts et je me retrouvai le 26 octobre 1990, installée à plat dos sur le sol, le casque adapté aux oreilles, bercée par une douce et subtile musique de l’espace que ponctuait tout au long de son déroulement, une captivante et chaude voix invitant chacun de nous, par des messages de confiance et de paix, à détendre son esprit et son corps. 

Une litanie parfaitement apaisante nous conduisait à la limite de l’endormissement, sans toutefois nous faire perdre conscience. 

Sur la deuxième face de la cassette audio, je devais le savoir par la suite, la même musique était diffusée, seule cette fois, mais chargée (le terme est impropre) d’un code subliminal. 

Pour l’heure, aucune impression particulière ne m’habitait, mon esprit étant bien trop occupé à analyser le morceau de musique, fort beau du reste, (déformation professionnelle, hélas incorrigible, ayant été musicienne et choriste à la Maîtrise de l’ORTF). 

En me redressant à la fin de la cassette, à part un bon mal de dos, je n’éprouvais pas grand-chose. Je scrutais avec beaucoup de curiosité la réaction de mes voisins et voisines. Certains, paraissaient sortir d’un profond sommeil, l’air complètement ébahis, les yeux rouges, d’autres comme moi, qui représentaient la minorité, n’en tiraient apparemment pas de conclusion positive. 

J’étais déçue et agacée à la fois ! 

Ce n’était pourtant pas l’envie qui me manquait de connaître ce bien-être dont on m’avait tant parlé et puis, j’y croyais… j’étais bien volontaire … alors quoi ?… 

Deux après-midi plus tard, ne m’avouant pas vaincue, je persistai et fis un autre essai… sans plus de succès !… 

Une deuxième séance devait se dérouler un quart d’heure après et, bien qu’elle ait été destinée aux volontaires qui désiraient combattre l’excès de tabac, je restai là, plantée, bien décidée à recommencer. 

J’avais eu le temps d’avouer à FRANCK, avec un peu de honte, que je n’éprouvais rien. Il me laissa renouveler l’expérience. Il avait préparé la cassette pour l’abandon du tabac et, tout au long du déroulement de la musique seule, il faisait passer, à l’aide du micro, des messages permettant aux fumeurs de s’arrêter de fumer. 

J’écoutais ce langage, qui ne me concernait pas du tout, d’une oreille distraite et j’entendais des bribes de phrases telles que : »bronches encombrées par le goudron… vous expulsez… », ce qui avait pour effet d’en faire tousser quelques uns. 

Je me laissai aller, engourdie par ces messages, ne saisissant plus très bien les  paroles et… tout à coup, je perçus dans mes oreilles une autre musique. Je me retrouvai bercée par un rythme continuellement renouvelé, accompagné par une ligne mélodique scandée par des voix d’enfants, répétitives, délicieusement captivantes. Je me sentais bien, en confiance. 

La voix de FRANCK s’éleva, apaisante, rassurante, elle m’était destinée cette fois, je le savais. Elle me disait : « Vous retrouvez votre âme d’enfant, vous êtes dans la cour de récréation, tout est beau, pur, le mal n’existe plus, les soucis s’estompent, vous êtes bien, vous revenez plusieurs années en arrière, au moment de votre enfance ».  

Dès les premières notes de musique, un bouleversement total, un bonheur intense m’envahit, un sentiment inconnu me parcourut, je me reconnaissais enfin, moi, telle que je voulais me sentir toujours, ainsi que je pensais devoir être. Une joie indéfinissable me submergea, suivie d’une envie de rire, d’un rire d’enfant, incontrôlé. Je me surpris alors à remercier. 

Cet état dura cinq ou dix minutes, je ne saurais le dire en vérité. FRANCK parlait toujours, je ne me souviens plus de quoi, je n’écoutais plus…. j’étais trop bien et me laissais bercer par cette voix lointaine. Il me semble qu’il était question de couleurs, je ressentais tout en même temps, j’avais la connaissance de tout et je savais même qu’il était fatigué, très fatigué, j’éprouvais de la peine pour lui. 

Je  ne voulais plus m’arrêter d’être bien… fini… déjà ! 

La séance était terminée. 

Je me souviens de m’être levée d’un coup et dirigée vers FRANCK. 

Je lui saisis le bras et lui dis : « Merci, c’était merveilleux, mais comme vous êtes fatigué » ! 

 

 

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